Salaire journalier de référence Pôle emploi : méthode de calcul simple

Changer de pays, c’est accepter de bouleverser son quotidien et ses repères. L’emploi, souvent, devient la clé de voûte du projet : sans ressources, pas d’autonomie, pas d’aventure possible. Focus sur le marché du travail français, ses réalités, ses particularités et ses chemins d’accès, que l’on soit citoyen français, européen ou tout simplement candidat à l’expatriation.

Comment décrocher un poste en France ?

Avant toute démarche, il s’agit de préparer un CV pensé pour les attentes françaises. Mais ne sous-estimez pas l’enjeu linguistique : sans un minimum de français, le parcours se complique sérieusement. Ambitionner une carrière dans l’Hexagone, c’est aussi s’investir dans l’apprentissage de la langue, parfois longtemps à l’avance. Voici les étapes incontournables pour maximiser vos chances de trouver un emploi en France :

Soigner son CV pour le marché français

On pourrait croire qu’un CV reste un CV, quels que soient le pays ou le secteur. Certes, les éléments de base ne changent pas : formation, expériences, compétences. Pourtant, en France, la présentation obéit à certains codes, parfois jugés rigides et administratifs. Pour éviter les faux pas, passez par le site Europass : il guide pas à pas, vous obtenez un format standard reconnu à l’échelle européenne. Pratique, efficace, et souvent apprécié des recruteurs français.

Mais un CV ne fait pas tout. LinkedIn reste incontournable pour se faire repérer et postuler. En France, la plateforme est massivement utilisée : gardez votre profil à jour, privilégiez le français, et n’hésitez pas à étoffer vos réseaux.

Multiplier les candidatures : où et comment postuler ?

Un profil LinkedIn à jour, c’est bien. Explorer toutes les pistes, c’est mieux. Abonnez-vous aux newsletters des entreprises qui vous intéressent, participez à des salons de recrutement (ils restent populaires en France), intégrez des groupes spécialisés sur Facebook. Et surtout, préparez des lettres de motivation adaptées à chaque candidature : c’est une tradition française, souvent déterminante pour décrocher un entretien. Avant d’envoyer votre dossier, renseignez-vous sur l’entreprise, son vocabulaire, ses attentes, pour coller au plus près de sa culture et de ses besoins.

Visa : à quel moment lancer les démarches ?

Sans nationalité française ou européenne, il vous faudra un visa et une autorisation de travail. Un cas particulier : le visa étudiant, qui autorise jusqu’à 964 heures de travail par an (environ 17 heures par semaine). Hors de ce cadre, il est impératif d’obtenir un contrat d’embauche avant de pouvoir solliciter un visa de travail. La demande doit se faire depuis le pays d’origine (par exemple, le Brésil), sauf exception si vous êtes déjà en France sous un autre statut. Une fois le contrat signé, prenez rendez-vous au consulat de France le plus proche, préparez les documents requis et attendez le feu vert.

Anticiper le choc financier et émotionnel

Un emploi bien rémunéré peut rassurer, mais s’installer en France implique d’autres dépenses : logement, mobilier, démarches administratives, petits imprévus. Le coût de la vie et le taux de change n’épargnent personne. Prévoir une réserve financière pour assurer les premiers mois reste une sage précaution. Mais au-delà de l’argent, changer de pays bouleverse aussi les liens, les habitudes, la langue, les repères culturels. Les périodes de doute, de solitude ou de nostalgie ne sont pas rares, même chez ceux qui ont longtemps rêvé d’expatriation. Affronter ces moments fait partie du chemin : tout quitter, recommencer ailleurs, cela bouscule, cela fatigue, cela forge.

Cap sur la France : départ et formalités

Contrat et visa en poche, l’aventure prend forme. Il faut choisir ce que l’on emporte, ce que l’on laisse, organiser ses papiers (originaux et copies), penser à l’assurance voyage, obligatoire pour l’entrée sur le territoire. Dès l’arrivée, prenez rendez-vous à l’OFII (Office français de l’immigration et de l’intégration) : un passage obligé pour obtenir le fameux « sticker » à coller sur le passeport. Le visa seul ne suffit pas pour résider légalement, cette étape administrative l’officialise.

Par où commencer sa recherche d’emploi en France ?

Les méthodes de recherche ressemblent à celles d’autres pays : réseaux, plateformes en ligne, recommandations. Mais lorsqu’on débarque sans contacts, la priorité est de cultiver son réseau, d’actualiser son LinkedIn, d’oser entrer en relation avec des professionnels du secteur visé. Un conseil : si une entreprise française vous inspire, osez l’approche directe, même sans poste affiché.

Pour ne rien rater, plusieurs sites se détachent : Pôle emploi (le portail officiel, avec plus de 10 millions de visites mensuelles), LinkedIn, Indeed, Cadremploi, et même certains portails spécialisés. Voici les principaux sites à consulter :

  1. Pôle emploi
  2. LinkedIn
  3. Indeed
  4. Cadremploi
  5. Option « jobboard » selon votre secteur

Comprendre les salaires en France

Travailler en France, c’est bénéficier d’un des salaires minimums les plus élevés d’Europe. Au 1er janvier 2020, le SMIC brut s’élève à 10,15 € de l’heure, soit 1 539,42 € par mois ou 18 473 € par an (avant prélèvements). En net, cela représente 8,03 € de l’heure, 1 219 € mensuels ou 14 623 € annuels. La fiscalité française est lourde, mais elle finance santé, transports, éducation et sécurité. Le salaire minimum garantit à tous les travailleurs un socle pour 35 heures hebdomadaires. En pratique, les rémunérations varient : un vendeur tourne autour de 1 791,50 €, un avocat peut dépasser 7 600 €. Les annonces précisent généralement le salaire, le temps de travail et les avantages liés au poste.

Des postes pour les Brésiliens : réalité ou mythe ?

La communauté brésilienne en France est variée, mais il existe peu d’offres spécifiquement réservées aux Brésiliens. Parfois, des opportunités émergent sur LinkedIn : il faut rester vigilant et postuler dès qu’elles apparaissent. Autre piste : les entreprises portugaises implantées en France, où l’intégration peut être facilitée. Dans la construction, la présence lusophone domine, preuve qu’il est possible de s’insérer dans certains secteurs même sans parler parfaitement français.

Et si je ne parle qu’anglais ?

Certaines entreprises recherchent des profils anglophones, principalement dans l’informatique, la finance, la recherche ou l’enseignement supérieur. Des expatriés occupent ces fonctions sans parler couramment français : souvent, les employeurs proposent des cours gratuits pour le salarié et parfois pour sa famille. Malgré tout, la maîtrise du français ouvre davantage de portes et reste un atout pour progresser et s’intégrer.

Obtenir un visa de travail en France : mode d’emploi

La procédure de demande de visa de travail s’effectue via le site du consulat de France, avec des formulaires et des modèles de lettres adaptés à chaque cas. Deux grands types de visas existent : longue durée (plus d’un an) et courte durée (programme Work Holidays). Voici ce qu’il faut savoir :

1. Visa de travail longue durée

Pour obtenir ce visa, il faut déjà disposer d’un contrat ou d’une promesse d’embauche. Deux types de contrats sont possibles :

Contrat à durée déterminée (CDD)

Ce contrat fixe une période d’emploi définie (de quelques mois à un an, parfois renouvelable ou transformable en CDI). Il s’adresse souvent à des profils spécifiques ou à des besoins ponctuels de l’entreprise.

Contrat à durée indéterminée (CDI)

Après une période d’essai de trois mois, l’employeur peut proposer une embauche à durée illimitée, avec tous les droits sociaux prévus en France. Ce type de poste cible généralement des candidats très qualifiés.

Documents à fournir

Pour un visa de travail, préparez ces pièces :

  • Formulaire de demande rempli et signé
  • Passeport valable au moins un an, avec copies des pages d’identification
  • Deux photos d’identité récentes (format 3×4, fond blanc)
  • Justificatif de domicile dans le pays d’origine
  • Contrat ou promesse d’embauche précisant : horaires, rémunération, avantages, durée
  • Copie du dernier diplôme obtenu
  • Justificatif de ressources (exigé pour certains emplois non rémunérés ou en dessous du seuil de 615 €/mois)
  • Preuve de logement en France : attestation de l’employeur, bail ou lettre d’hébergement, justificatif du logeur et copie d’identité
  • Assurance voyage internationale couvrant au moins 30 000 € de frais médicaux sur 3 mois

2. Visa Work Holidays : courte durée

Depuis 2018, le programme Work Holidays permet aux jeunes de 18 à 30 ans, français ou brésiliens, de travailler jusqu’à un an dans le pays partenaire. Le but : acquérir une expérience professionnelle et découvrir la culture locale. Pas besoin de maîtriser le français pour candidater, mais il faut justifier de ressources suffisantes (2 500 € minimum).

Documents à fournir

  • Formulaire de demande de visa longue durée rempli et signé
  • Passeport valable au moins 1 an et 3 mois, avec copies des pages d’identification
  • Deux photos d’identité récentes (format 3×4, fond blanc)
  • Copie de la carte d’identité
  • Lettre de motivation détaillant votre projet et CV (la connaissance du français est un atout)
  • Justificatif financier : dernier relevé bancaire personnel récent (minimum 2 500 €). Les justificatifs de tiers ou les cartes de crédit ne sont pas acceptés
  • Assurance santé internationale couvrant maladie, maternité, invalidité et rapatriement pendant toute la durée du séjour
  • Certificat médical récent
  • Casier judiciaire vierge
  • Preuve de ressources pour l’achat du billet retour (en plus du justificatif financier principal)

Citoyen européen : démarches simplifiées pour travailler en France

Avec un passeport européen, les formalités s’allègent : vous pouvez travailler en France sans visa spécifique. Le processus de recherche d’emploi reste le même, mais une fois le contrat obtenu, il suffit de s’inscrire auprès des organismes sociaux pour bénéficier des droits locaux. Cette liberté rassure les employeurs, qui savent qu’aucune démarche supplémentaire ne ralentira l’embauche.

Le marché de l’emploi en France : un défi pour les étrangers ?

La France attire, et le rêve d’y travailler motive bien des expatriés. Sécurité, salaires, droits sociaux : les arguments ne manquent pas. Pourtant, la réalité n’est pas toujours simple. La barrière de la langue, la préférence nationale ou les différences culturelles compliquent la recherche d’emploi pour les étrangers. Les postes accessibles sans qualification supérieure restent les plus ouverts : aide de cuisine, ménage, agent d’accueil, gardiennage, serveur ou bâtiment. Pour viser plus haut, il faut souvent parler couramment français et, idéalement, décrocher un diplôme français. La pandémie a fragilisé l’économie : en 2020, plus de 500 000 emplois ont disparu, des milliers d’établissements ont fermé. Le contexte s’est durci, notamment pour les étrangers.

Vivre et travailler en France, c’est accepter une part d’incertitude et de challenge. Mais pour ceux qui s’accrochent, le pays offre des perspectives et une expérience humaine qui marque un parcours. Après tout, c’est en prenant le risque de tout réinventer que l’on découvre ce dont on est vraiment capable.