Pourquoi les routes de Bretagne sont-elles gratuites ?

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Les vacances sont arrivées et vous êtes en voiture, engagés sur les routes de la Bretagne. Durant le trajet, vous avez dû constater qu’il n’y avait pas de péage sur la route. Vous ne payez donc absolument rien pour entrer et sortir de la région. Les routes bretonnes sont en effet gratuites. Voici ce qu’il faut savoir sur ce traitement de faveur unique en France.

La raison pour laquelle les routes bretonnes ne sont pas payantes

Les réponses divergent sur la gratuité des routes en Bretagne. Certains pensent que cette faveur a été accordée à la région pour compenser les lourdes pertes que la région a subies pendant la Seconde Guerre mondiale. D’autres pensent que ce traitement de faveur a été accordé par une ancienne duchesse bretonne, pourtant la raison est la suivante. La Bretagne ne dispose pas d’autoroute, mais plutôt de voies express.

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Ce sont des routes nationales à deux fois et deux voies, avec un terre-plein central comme séparation. La vitesse sur les axes routiers bretons est limitée à 110 km/h, tandis que pour les autoroutes, la limite est fixée à 130 km/h. Les voies express n’étant pas payantes, toutes les routes bretonnes échappent à la taxe des sociétés d’autoroutes.

Une autoroute a toutefois été construite dans la région pour relier Rennes à la Normandie. Cette route est également restée gratuite. Pour être payante, une autoroute doit disposer au moins d’un itinéraire gratuit, ce qui n’est pas le cas. C’est pour cela que la seule autoroute de Bretagne qui aurait pu être payante ne l’est pas.

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Mythe et réalité sur l’origine de cette gratuité

Le mythe tire son origine en 1491, l’année où le roi de France Charles VIII oblige la duchesse Anne de Bretagne à l’épouser. Ceci permettrait d’unir la Bretagne et la France. Celle-ci n’ayant d’autre choix que d’accepter a toutefois pu obliger le roi à autoriser la libre et gratuite circulation des Bretons sur leur terre. Cette clause serait inscrite dans leur contrat de mariage.

Toutefois, aucune mention n’est faite dans ce fameux document lorsqu’il est étudié en 1532. De plus, il est peu probable que la république de France continue à appliquer des clauses qui sont aujourd’hui totalement caduques. La preuve est que certaines clauses contenues dans ce contrat veulent que la Bretagne reste autonome avec une administration, un système fiscal et une armée indépendante.

En réalité, c’est en 1960 que les réflexions sur la gratuité de tout le réseau routier breton ont commencé. Le but était de désenclaver la région et d’augmenter son trafic routier. C’est ainsi que le plan de gratuité proposé, qui ne comprenait que les voies express à l’époque, a été accepté par le général de Gaule.

Les routes express pourraient-elles devenir des autoroutes payantes ?

Sur le principe, les autorités peuvent décider de transformer les voies express en autoroutes payantes. Cependant, les autochtones s’y opposent, car les fonds ayant servi à construire ces routes proviennent majoritairement de leurs financements et celles des collectivités locales. Ces fonds servent également à entretenir et à réfectionner le réseau routier et permettent de construire de nouvelles voies.

Cette gestion autonome, qui ne nécessite pas de financement extérieur au maintien des routes, rend inutile et inopportune la transformation des voies rapides en autoroutes. De plus, ces routes sont beaucoup plus pratiquées quotidiennement par des Bretons pour joindre leur lieu de travail que par des vacanciers ou touristes.

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