Samedi, une dizaine de militants nantais de Jeune Bretagne se sont réunis pour le lancement du “Fight Club” nantais, qui sera mis en place de façon hebdomadaire à Nantes . Des sessions regroupant différentes sections bretonnes seront également mises en places tout au long de l’année, sur deux journées.
Place au ring !
contact : jeune.bretagne@gmail.com /06-01-06-08-58

Tribune libre : On ne fera pas disparaître l’absentéisme électoral par des publicités !
A trois mois du grand spectacle des élections présidentielles est de nouveau levé un sujet récurrent : l’abstention dans les urnes et le désintérêt de plus en plus flagrant pour la politique de la part du peuple. Voilà une question qui permet de produire des sujets à peu de frais, d’interviewer l’inévitable sociologue à la mode, voire même de lancer une campagne nationale d’incitation au vote. Évidemment on va s’interroger dans tous les QG de campagnes : « Mais pourquoi ne daignent-ils même plus faire semblant d’en avoir quelque chose à faire ? »
Cela étant, le problème apparaît comme plus profond qu’une simple défiance à l’égard du domaine politique, il s’apparente plutôt à un désintérêt total d’une majorité des individus pour une quelconque notion de destin communautaire et pire d’un égoïsme profond qui s’apparente à une indifférence totale vis à vis d’autrui.
Nous vivons hélas une époque où la pleine mesure de l’homme ne semble se trouver que dans sa bassesse.
Il ne s’agit pas ici d’évoquer l’indécence coutumière de nos hommes politiques ou la médiocrité sans limite des nouvelles idoles médiatiques, pas plus que de faire un étalage de poncifs éculés.
Mais force est d’admettre que la petitesse, la fatuité et la vacuité semblent répandre partout leur immonde fragrance douce amère.
Évidemment on a déjà dénoncé cet état de fait et se scandaliser de l’absence de valeurs de nos contemporains tout en se gargarisant d’une quelconque supériorité morale serait à la fois idiot et inutile.
Toute fois je pense qu’il s’agit d’une réalité à prendre en compte et à laquelle il faudra faire face : Comment réinstaurer les idées de solidarité ethnique, de fierté nationale ou d’appartenance civilisationnelle là où il n’existe qu’égoïsme, consumérisme et désir de jouissance perpétuel, sans limite ?
Je ne cherche pas à faire de la sociologie bon marché en dénonçant l’individualisme, qu’il soit le résultat de mai 68, de la mondialisation, du progrès, ou de quoi que ce soit d’autre, je cherche seulement à dresser un constat.
Quand les mots honneur, honnêteté, valeur, sacrifice, dévouement sont perçus au mieux comme des vestiges d’un passé révolu, et accompagnés d’un sourire narquois, ou au pire comme des résurgences d’un péril fasciste et réactionnaire comment s’étonner de l’absence de réaction face aux trahisons de ceux sensés nous gouverner ?
Quand les valeurs traditionnelles européennes sont ridiculisées et les grands hommes de notre histoire oubliés et mis plus bas que terre comment s’étonner que les paradis artificiels de la drogue, l’alcool, le sexe débridé soient autant de refuges pour une jeunesse qui ne sait pas comment exprimer son malaise et son déracinement ?
Ce qui poussait l’homme à la grandeur n’est plus la norme.
Ce n’est pas dans nos églises vides que l’on pourra trouver un attachement à une cause qui nous dépasse, cela fait bien longtemps que tout idéal d’abnégation, de dépassement de soi, ont déserté le discours des prêtres pour y être remplacé par un humanisme béat, qui ne semble s’adresser qu’aux miséreux du monde entier mais pas à ses pairs, et un mondialisme auto destructeur. L’Église catholique ne célèbre plus sa foi, elle en porte le deuil.
On ne peut rien espérer non plus de la nouvelle religion des droits de l’homme. Quand elle n’est pas utilisée sciemment pour faire disparaître toute volonté d’exister aux peuples européens elle n’est perçue que comme une loi universel qui ne perçoit l’homme qu’en tant qu’individu détaché de toute appartenance communautaire. Par essence cette religion des droits de l’homme nie toute diversité humaine qu’elle prétend pourtant protéger.
Comment s’étonner dès lors que l’on est renvoyé à sa solitude, que l’on efface tout lien avec une communauté, que certains choisissent se tourner vers d’autres religions où ils peuvent enfin s’affirmer dans une mystique barbare et grotesque, et que beaucoup d’autres se vautrent dans la fange de la médiocrité et ne peuvent vivre leur existence qu’au travers du consumérisme le plus ridicule ?
Bien plus qu’une communication efficace, qu’une idéologie affûtée ou des actions choc, c’est en permettant à nos contemporains de trouver dans nos valeurs, notre vision, l’adhésion à un projet qui les transcende et les amènent à constamment souhaiter se dépasser qui nous permettra réellement de toucher le peuple.
Ce qu’il nous faut ce sont des exemples à donner.
Ce qu’il nous faut ce sont des héros
Simon Danjou
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